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Mea culpa

Chères lectrices,

Comme vous avez pu le constater, cela fait biiiiien longtemps que je n’ai rien écrit sur mon blog. Effectivement, j’ai été bien prise par mon travail (sales gosses! ) mais surtout par un GROS coup de pression sur ma peut être future titularisation (=mon permis d’exercer en tant qu’enseignante). J’ai donc dû me remettre en question, travailler (encore plus!) et surtout me relaxer pour souffler car j’étais TRES angoissée (et je pèse mes mots). Donc forcément, mon blog n’était plus au centre de mes priorités.

Alors soyons, claires et nettes. J’ai supprimé mes 2 articles concernant une certaine technique d’approche envers un bel homme car ça n’a mené à rien et puis… je me suis dit que peut etre écrire cette non-histoire risquait de me porter la poisse. C’est pour cela que vous ne trouverez plus ces articles. Merci tout de même pour vos TRES gentils commentaires et votre humour déca- dent 😉

Mon blog sera plus centré sur mes passions bricolages (ce qu’on appelle aujourd’hui DIY … yes we can! ) et mes états d’âmes (travail et humour).

Sur ce, je vous fais des bisous partout (enfin pas partout quand même!)  🙂

A plus les cocottes! (ah! On parle de poules, d’ailleurs c’est bientôt Pâques, le sujet m’inspire….)

Instit' en campagne

La grammaire de l’insulte

En classe, travail sur les ardoises à lever quand la maîtresse demande une réponse, vous vous rappelez (procédé La Martinière pour les initiés) ?

« Ecrivez un nom masculin singulier »

Sans savoir pourquoi j’ai « frelon », « bourdon » … Bon  d’accord y’en a 2 qui aiment les pollinisateurs. Et je continue:

« Ecrivez un nom féminin pluriel »

Je regarde j’ai « abeilles », « guêpes », « reines »…

Oula aujourd’hui ils sont branchés Maya l’abeille, et on dirait bien que je n’ai pas parlé trop vite:

« Ecrivez un nom propre féminin »

Et là… « Maya l’abeille ». Je commence à me dire que les p’tits malins de la classe se sont passés le mot. Je regarde un de mes élèves (le leader négatif de la classe) qui baisse la tête et qui les larmes aux yeux ne participe plus à l’exercice. Je regarde son pull: jaune et noir à rayures! La petite bande s’était littéralement liguée contre lui dans une activité de grammaire… Oh les fourbes! Alors là, vous n’imaginez pas la chasse que je leur ai passé à la fin du cour.

Juste avant d’aller à la cantine, je prends l’élève à part:

« -J’ai bien compris ce qui s’est passé tout à l’heure en grammaire. Ils n’avaient pas à faire ça. C’est inacceptable. Ils ont été sanctionné. Tu te sens comment maintenant?

(il pleure) Ben j’ai mal dans le ventre et… dans le cœur.

-Tu vois quand tu es méchant avec tes camarades ou quand tu dis devant toute la classe que tu n’aimes pas la maîtresse (oui oui c’est bien de moi qu’il s’agit… L’éducation. Merci les parents!) et bien on se sent pareil. Ce n’est pas agréable n’est-ce pas?

-Mouai…

-Alors j’espère que cet après midi, juste pour leur rabattre leur caquet, tu vas quand même revenir avec ce pull. Tu vas leur montrer que tu t’habilles comme tu veux et qu’ils n’ont rien à dire sur cela.

Pendant le temps de midi, l’élève était rentré chez lui. Franchement, j’étais persuadée qu’il allait changer de pull. Et bien non! Il est revenu avec. Dans le rang à coté de moi, il me regarde d’un œil fier mais toujours tremblant. Je descends d’1 cm la fermeture éclaire de sa veste, je vois le sacro saint pull Maya. On se regarde, se sourit. Le petit leader négatif est devenu un peu mon allié dans la gestion des bavardages depuis son humiliation. Parfois, il faut être humilié pour ne plus humilier…

lily-marshal-final

Instit' en campagne

Le bureau des plaintes n°1

Attention, bien souvent mes jeunes élèves sont très TRÈS méchants entre eux. Mais ceux de mes collègues  encore plus jeunes sont déjà bien initiés de ce coté là. Ils sont sans foi ni loi. Un jour tu es mon meilleur copain et on se passe des mots en classe, j’t’invite chez moi, j’te file des bons becs,  et le lendemain je t’insulte parce que tu as des baskets couleurs « bouses de vaches ».

Ce CM (vraiment une crème le gosse) rentre dans le couloir de la classe emmitouflé, caché sous bonnet, capuche, cagoule et j’en passe et le tout en pleurant.

« -Mais qu’est-ce qu’il se passe?

-Y’a Kiki et Coco qui m’ont dit que j’avais une tête en forme de cul de moine. »

Je vous pose une question simple: Comment dans ces moments là arriver à ne pas esquisser un léger sourire (si ce n’est un fou rire intérieur!) ?  Et quand je dois faire venir le Kiki et Coco pour s’excuser auprès de l’élève et leur demander ce qu’ils ont bien pu lui dire pour le mettre dans un état comme ça, et que les 2 me disent:

« -On lui a dit qu’il avait une face de moine chauve ».

 

Parfois, il faut c’est dur de garder le « masque » de sérieux…

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Non les gosses de la campagne ne sont pas des anges…

 Le Crêpage de chignon

Toute nouvelle fraîchement débarquée dans l’Education Nationale, je suis instit stagiaire (et oui j’aime dire instit c’est quand même plus mignon que professeur des écoles…) dans une école de campagne.

Aux premiers abord on se dit: « campagne »= gosses tous gentils. Mais NON NON.

Au bout de ma 2eme semaine, lors d’une sortie « tranquille » à la bibliothèque, entre les BD Astérix et les livres de Martine à la montagne: 2 filles de CM se sont littéralement crêpées le chignon. En cadeau… des grosses poignées de cheveux.

Alors, à retenir: Se méfier de ce qu’on dit de la campagne et de ses enfants!

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Un bon lait de poule à l’Américaine

Alors les supers nanas, je suis sure que comme moi, vous vous êtes un jour demandées: Mais qu’est-ce donc que le lait de poule? …Les poules font du lait maintenant?

Mais non! Rien de tout ça. 🙂  Le lait de poule est tout simplement une recette de boisson chaude réconfortante et idéale pour la période de Noël.

D’habitude plutôt calorique, moi qui n’aime pas trop les aliments gras gras gras, je vous laisse découvrir ma recette délicieuse et sans complexe:

-25 g de sirop de sucre de canne (ou sucre blanc ou cassonade si vous n’en avez pas)

-1 œuf

-20 cl de lait

-1 pincée de cannelle et de muscade

-Et si vous aimez: un peu de rhum… personnellement, ce n’est pas mon truc

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Il ne manque plus que le bon film de Noël (Love actually ou The Holidays par exemple!), le feu de cheminée, les chaussettes toutes douces, la tenue décontracte et le bon canapé. Ah et les petits sablés de Noël… ne les oublions pas! Ils seront dans le prochain article.

Maintenant profitez et décontractez-vous…

Bises bises les cocos.

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Comment les « autres » analysent mon célibat alors que je ne leur demande pas leurs avis.

Avant de me lancer dans une explication, bien que simple et très rapide de ma vie sentimentale (puisqu’il ne se passe rien!), je vous annonce qu’aujourd’hui, j’ai pris une GRANDE décision: bientôt j’aurais un mec, un gars, un homme, un boy friend, un doudou, un chouchou, un joujou, un hibou…

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Il faut donc que je vous explique. J’aimerais tout de suite ICI et MAINTENANT faire tomber 3 idées merdiques que de (très) nombreuses personnes intelligentes mais faut-il le croire pas très fûtes-fûtes ont sur les jeunes femmes de 24 ans célibataires depuis… 4 ans (et oui les filles souriez VOUS-N’ÊTES PAS SEULES!).

Premièrement.

Enlevez-vous une idée idiote qui est: 24 ans célibataire = laideronne pas épilée, qui pue, sans conversation, sans ami, sans sortie, cas soc’, dégueulasse… BREF, qui « fait regret » comme disent les mamies.

Car NON. Objectivement, je dois le dire ici. Ce n’est pas le cas. Sans me jeter des fleurs, je dois l’admettre je ne suis pas une « moche ». Non parce que c’est bien gentil les minauderies: « non mais ça va, je suis pas belle, je m’aime pas. En plus, je suis mal foutue et j’ai des bourrelets » qui veulent dire: « allez mais merde dites-moi que je suis belle! Je ne ressemble pas à une cuvette de chiotte quand même. ».

D’ailleurs, c’est bien le cas de beaucoup de filles qui comme moi, sont largement potables et qui en ont RAS LE BOL que la première question qu’on leur pose dans un repas de famille soit:

« Mais enfin, j’comprends pas. Pourquoi tu es toute seule? « 

A chaque fois que répondre?… A part:

« Ben je ne sais pas… »

Alors qu’on a envie de dire:

« PUTAIN mais à ton avis si j’avais la réponse, est-ce que je serai là, sans mec à mon bras. Pourquoi je serai toujours pomponnée, bien habillée, prête à tout moment à rencontrer l’Homme de ma vie »

Et oui, on se croirait dans Le journal de Bridget Jones:

« -Alors Bridget comment vont les amours?

-…Super! »

Mais cette phrase est bien souvent la hantise des célibataires lors des fêtes de famille.

Puré, mais si on n’en parle pas de ce sujet sensible, et bien c’est qu’on n’a pas envie d’en parler. Alors, pourquoi remuer le couteau dans la plaie si ce n’est juste par plaisir personnel?!

Parce qu’il faut bien le dire. Le pire dans cette phrase c’est le « POURQUOI ». Parce qu’il n’attend aucune réponse. Malheureusement, il ne sert qu’à faire du mal et à fendre le cœur une nouvelle fois. En effet, mes chers lecteurs je vous le dis, la seule et unique réponse acceptable à cette question serait:

« Ben j’ai vécue une dure relation et je veux rester un peu seule maintenant, pour me reconstruire, pour réfléchir, faire le point. »

Sauf que ça c’est TOTALEMENT faux! Oh on se réveille. On n’est pas dans Sisi là. On est dans la vraie vie. Et, souvent, dans mon cas, à cette généreuse question j’ai juste envie de répondre:

« Pourquoi? Et bien parce que je suis conne, sans intérêt et que chaque fois qu’un bel homme m’approche je lui crie: Mais laissez-moi. Je veux finir vieille fille! »

DEUXIÈMEMENT.

Je vais tout de suite répondre à cette question/affirmation qui trotte dans la tête de nombreuses personnes:

« Si à son âge, elle ne sort avec personne. C’est qu’elle est forcément lesbienne et qu’elle l’ignore! »

… Comment vous dire…

Mais MER-DE! Si j’étais gouine (avec tout le respect que j’ai pour elles), je le saurai depuis un baille vu toutes celles que je côtoie. (Oui je dois préciser que la population homosexuelle m’entoure en grand nombre ce qui n’arrange en rien mes difficultés à rencontrer un homme (hétérosexuel j’entends) ). Mais cette exception qui me caractérise sera le sujet d’un prochain article.)

Alors pour toutes celles qui sont dans mon cas… Je suis quasiment sûre que cette situation idéalement problématique s’est déjà posée à vous. Que faire à part un gentil « non » de la tête alors que dans notre esprit on pense des paroles très catholiques qui ne correspondraient certainement pas à:

« Mais dis donc! Pourquoi n’y ai-je jamais pensé?! Quelle idiote. Moi qui depuis des années essayais de trouver l’amour auprès du sexe opposé alors que c’était parmi mes chères et belles compatriotes féminines que mon bonheur exalterait. Oh vraiment merci de m’avoir ouvert les yeux! » 

Bref, passons sur cette deuxième analyse plus que pertinente des femmes (le plus souvent), lectrices de presse féminine (le plus souvent), et psychologiquement très calées (grâce à Biba et Cosmo, évidemment).

TROISIÈMEMENT.

La dernière analyse fine se cachant derrière cette fausse/vraie question pleine d’a priori concernant notre vie sentimentale.

(Dans la voiture familiale après le repas de famille)

« Si elle n’a personne à son âge c’est forcément qu’elle a un problème psy. Elle doit être un peu instable mentalement? »

Bien que pénible. Cette hypothèse est peut être une des moins lourde-dingue car je l’ai souvent entendue (concernant d’autres personnes évidemment!). Voilà pourquoi je ne la relèverai pas.

POUR FINIR.

Si j’ai pris le temps aujourd’hui de coucher ces mots (à défaut de coucher… pardon, je m’égare) sur le clavier, c’est parce que de nombreuses jeunes femmes sont dans mon cas. Qu’aussi de nombreuses femmes actuellement en couple ont été dans notre situation et que 4 femmes sur 5 l’ont oubliées (étude totalement personnelle réalisée auprès d’un échantillon très homogène).

Donc, auprès de vous je me confesse: je suis une jeune femme tout à fait ordinaire. Avec une vie saine. Qui mange bien. Qui fait du sport. Qui a des parents et des amis supers. Qui est bricoleuse, cuisinière, couturière, littéraire, cinéphile… et pourtant je n’ai eu qu’une relation sentimentalement tout juste potable dans ma vie (enfin 2, si on ajoute un p’tit camarade de maternelle!).

Alors. Maintenant, en cet instant, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas (wah… elle en jette cette phrase!): toutes les célibataires de plus de 24 ans ne sont pas de Aliennes totalement frigides.

Il y a de nombreux facteurs (La poste et la confiance grandie… pfou, c’est la vanne de trop) qui rentrent en compte.

Mais on pourrait en parler encore longtemps…

A la prochaine les cocos. 😉